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| UNE ANALYSE DU STANDARD |
| Du Journal THE NATIONAL DOG, Éditeur Frances Sefton , Australie |
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COMME LA PLUPART DES STANDARDS de RACE, celui du Lhassa Apso contient beaucoup d'expressions qui ne sont pas très explicites, et cela est une porte ouverte à des interprétations différentes... |
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Ce texte de Mme Sefton est presque aussi important que le standard lui-même. Sa lecture apporte un éclairage nouveau au standard. Les caractéristiques aux quelles il fait si souvent référence figuraient déjà dans le premier standard de 1935:
Malheureusement le petit paragraphe qui venait en exergue de cette première version a été supprimé par la suite, ceci est fort dommage pour la race puisque n’ayant plus de mise en garde, c’est la porte ouverte à diverses interprétations, ce qui n’a pas manqué d’être le cas au cours des décennies d’élevage.
Cette soi-disant mise en beauté a modifié le type du chien. Pour que son image soit plus flatteuse à l’œil, on recherche plus d’encolure, des queues plus empanachées et spectaculaires. En fait quelques touches par ci, quelques touches par là ; comme le peintre qui termine son œuvre, ont fini par dénaturer le chien, et n’ayons pas peur des mots, de le dégénérer dans le sens éthymologique du terme. Il y a quarante ans, lorsque j’ai connu les Lhassas, la découverte de ce chien a été pour moi fascinante, comme je crois qu’elle l’a été aussi pour beaucoup d’autres. A ce moment là, je ne connaissais rien à la race et j’écoutais avec beaucoup d’attention, tout ce qui se disait autour de moi dans le cercle des éleveurs et des amateurs. Je remarquais que le leitmotiv revenant constamment sur le tapis était les dents et la fourrure. La fourrure et les dents comme si le chien en fait n’était qu’un paquet de poils doté d’une mâchoire. Rares étaient ceux qui savaient vous faire apprécier la jolie forme en amande de l’œil ; la poitrine en ogive sur le devant plus large vers le milieu et très étendue sur l’arrière; la queue roulée le plus serrée possible avec le petit crochet au bout et placée bien perpendiculaire à la colonne vertébrale; l’implantation particulière des poils tout autour de la gorge donnant au chien sa barbe typique, plus accentuées chez les mâles que chez les femelles ; l’expression distante et profonde de leur regard si différent du regard tendre et ingénu de beaucoup de Lhassas d’aujourd’hui. Or tout ceci fait partie des caractéristiques de la race et bien d’autres encore peuvent s’y ajouter concernant la morphologie, la démarche, le comportement, la taille etc… etc…. Il est évident que si durant des années les points les plus marquants de la race ont été particulièrement orientés sur les dents et la fourrure, alors il n’y a rien d’étonnant à ce que beaucoup d'autres caractéristiques aient été perdues en route. D'autre part, transformer un chien rustique en show-dog, c’est peut-être un exploit, mais c’est une aberration par rapport à une race donnée, qu’est-ce qu’un show-dog ? C’est une fausse image de la réalité, c’est un trompe l’œil. Qui du juge ou du handler a le premier sacralisé le show-dog ? Je pense que c’est le handler mais le juge qui, a cautionné la chose a plus de responsabilité vis-à-vis de la race. Il en est en principe le gardien. Le handler, lui, travaille et s’emploie à innover selon sa fantaisie sans tenir souvent compte du bien être du chien. Le juge est donc pour une bonne part responsable des dérives de la race. Il est bien entendu soumis aux pressions de l’air du temps, on est à l’ère du spectacle. Alors faisons du spectacle. Ils ont suivi la mode qui trotte …. comme le disait si joliment (Robert Merles). Aujourd’hui, au moment où la nature reprend un peu de sa place et que l’on commence à la respecter davantage, il appartient aux juges de rétablir ce qu’ils ont écarté un peu à la légère par une approche trop superficielle de la race ou peut être tout simplement parce qu'ils ignoraient:
Il est surprenant de constater que la plus part des sites de Lhassa Apso, on trouve encore le standard de 1998. Le standard FCI actuellement en vigueur date d’Avril 2004 (traduction de celui du Kennel Club de Novembre 2003). Celui-ci est très important parce qu’il rétablit l’une des caractéristiques essentielle concernant la poitrine du chien qui avait été supprimée dans le standard de 1987. |
