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Un de ceux offert à Mr. CUTTING, par le Dalai-Lama. Photo extraite de son livre The Fire Ox and other Year |
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Il y a un peu plus d'une vingtaine d'années, Mademoiselle DUPONT, Présidente fondatrice du Club des Chiens du Tibet, m'avait demandé d'écrire une plaquette sur le Lhassa-Apso. |
| Mis à part les livres en langue anglaise, il n'y avait à ce moment là, aucun texte en français sur cette race, sauf la thèse du Dr LESCURE sur le Terrier de Lhassa qui, à ma connaissance, reste un des documents le plus complet sur ce sujet. | ![]() |
| Déjà à cette époque le problème de la taille (grandissante) inquietait les véritables amateurs. Où en sommes nous aujourd'hui, après soixante années d' élevage dans le Monde Occidental? |
| Certaines craintes se sont hélas avérées bien fondées, la mode et sa cohorte d'exagérations ont poussé à la roue et nous nous sommes trouvés, dans les années 80 / 90, avec un chien qui n'a plus rien de comparable avec le chien d' origine, au fil des ans s'est dessiné le "Modern Lhassa-Apso" |
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| La taille qui ne cesse de grandir, une trop grande ouverture palpébrale, des crânes trop bombés, des encolures trop allongées, des fourrures abondantes mais qui ne sont pas de la texture voulue (poil de chèvre) des caractères qui, en définitive, sont hors du type. On a gommé l'authentique au profit du spectaculaire. |
| Personnellement, je pense que c'est une erreur. On veut faire du beau, soit, encore faut-il qu'il soit bon. Un bon chien est celui qui correspond bien à sa fonction, le Lhassa-Apso est un chien de compagnie, il doit donc pouvoir être le compagnon qui vous suit où que vous alliez. Cette robe trop longue est un sérieux handicap pour les promenades tout terrain. |
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Il nest mentionné dans aucun standard que le poil doit toucher le sol, il est dit seulement : de bonne longueur. : " It must as the name implies, have long hair, the longer the better, within reason " - Hon. Mrs BAILEY- (Américan Kennel Gazette - Mars 1937) " Il doit comme son nom limplique, avoir le poil long, le plus long le mieux, dans les limites raisonnables " |
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Ce chien que la nature à façonné pour s'adapter à un pays rude de montagne, ce chien qui doit être râblé, trapu mais de petite taille et "lourd comme du plomb" (dixit Lady Freda VALENTINE ) on le dénature en cherchant à lui imposer un style qui n'est pas le sien, en un mot: il est trop sophistiqué. Cest au chien à suivre le standard et non pas au standard à suivre le chien ! |
Il ne faut pas, non plus, oublier le mythe religieux Tibétain qui lassocie toujours au lion de Boudha. Ce petit chien ("Sengtru" = chien lion ) a-t-il conservé son type léonin , son cou fort bien couvert par une crinière dense (cf. standard ), ses yeux en amande, son arrière train légèrement surélevé, tout en ayant le dos droit mais non parallèle avec le sol, son crochet au bout de la queue ????
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| Nous avons pris conscience de la nécessité de sauvegarder la nature, et les animaux en voie de disparition, pourquoi donc nous acharnons nous à modifier les caractéristiques de nos animaux familiers. Il y a là un paradoxe évident. Je suis presque certaine que ces forces d' énergie et d' amour qui ont conduit les amateurs à faire chaque fois, au prix de gros efforts, un pas de plus vers l'hypertype imposé par les modes, leur permettront de nouveau, après un temps de réflexion, de retrouver un plus juste équilibre, pour revenir à plus de naturel, c'est-à-dire à l' authentique. |
| Un mouvement se dessine dans ce sens au Canada, en Allemagne, même aux Etats-Unis qui, jusqu'à aujourd'hui, ont été les apôtres d'une sophistication poussée. Un peu partout on cherche à retrouver le vrai type d'origine |
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Je souhaite qu'en France, premier pays du continent à avoir possédé des Lhassa-Apsos, qui, selon l'avis de l'Honorable Mrs BAILEY étaient les plus beaux d' Europe, les éleveurs recherchent dans les lignées ceux qui ont conservé les caractéristiques du bon type et que les juges, qui sont les gardiens du standard, les y encouragent. |
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