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| Lorsque la Société Centrale Canine transforma le C.A.C. en C.A.C.S, ce fut une bien sage et courageuse prise de position qui ne manqua pas certainement de ravir les véritables cynophiles. Cette décision venait probablement à la suite du début de dérive dans les jugements qui privilégiaient le brio de la présentation au détriment de la conformité au standard. Je ne sais si pour beaucoup, cette nouvelle attribution du C.A.C.S. a permis de conserver dans son authenticité la plupart des races, je le souhaite en tous cas, mais pour la race qui me tient particulièrement à coeur, le Lhassa-Apso, je crains que cela nait été quun voeux pieux. |
| On se demande comment, avec le même standard, il a été possible de juger des chiens aussi dissemblables que les premiers Lhassa-Apsos que nous avons connus et les "Lhassas modernes actuels. Que sont devenus les éleveurs qui avaient eu la chance de posséder les premiers et belles lignées ? On nen voit plus aucun, ou presque, dans les rings. |
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Dans le dernier Championnat de France du 6 Juin 1997, il ny en avait plus un. Il est bien dommage quils aient laissé la place aux nouveaux, car ils ne se sont pas rendus compte du potentiel génétique unique quils avaient en main, aujourdhui dune valeur inestimable, puisque pratiquement disparu. |
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Ceux qui ont encore ces types de chiens qui remontent aux anciennes lignées Hamilton et Annapurna doivent avoir le courage de revenir et de ne pas se laisser impressionner par les stars du moment car bien vite on aura certainement besoin deux. |
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La S.S.C. dévrait , déjà, rendre obligatoire laffichage, dans les rings, du standard en poster. Cela rappellerait à tous, que ce nest pas le toilettage et la présentation qui font la valeur dune race, mais le respect des caractéristiques que la nature lui a données. Il ne faut pas confondre expositions (présentations) et shows (spectacles). Il faut aider la nature, certes, mais il ne faut pas la déformer. Cest malheureusement le cas pour le Lhassa-Apso. Tout a changé, sa morphologie, sa démarche, sa fourrure, son attitude, jusquà ses couleurs. |
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Dans sa morphologie, il ny a pas que le problème de la taille, lallure générale du chien est différente, avec une très haute avant - main prolongée dun long cou. Ou bien ils sont très fortement charpentés et leur poids avoisine les 9 et 10 kg, ou bien ils nont pas de substance, dans un cas comme dans lautre la fourrure, outrancièrement longue, dissimule les défauts. |
| Leur démarche qui relève très haut les pattes arrières montrant les coussinets, nest pas caractéristique de l Apso. Quant à la fourrure, les cosmétiques peuvent beaucoup, sauf redonner du poil de chèvre! |
| Où sont les belles franges noires des oreilles, des barbes et des moustaches ? On en voit encore chez certains sujets gris nuancé mais cest rare. Par contre beaucoup de couleur abricot délavé, qui rappelle vaguement la couleur de certains cockers américains. | ![]() |
| Comment un tel changement est-il survenu au cours de ces dernières années ? 1 ) Manque de rigueur par rapport au standard et non respect de celui-ci dans certains pays. 2 ) Sélection trop poussée pour obtenir un type de chien plus spectaculaire en show, ce qui amène inévitablement à une dégénérescence due aux nombreuses qualités perdues en route. 3 ) Retrempe avec une race différente pour obtenir lallure recherchée. Quel que soit le cas, et peut-être les trois à la fois, il ny a pas lieu de se réjouir. |
| Quant aux expositions, qui devraient être des présentations, et non des spectacles, elles gagneraient à être un peu plus naturelles. Plus de laisses qui étirent les vertèbres cervicales à la limite de la strangulation pour faire voler le chien et lui donner cette, soit disant, élégance dun belle encolure; mais des laisses souples qui permettent au chien de sanimer et de marcher naturellement. |
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Quant à la position du campé, si prisée de nos jours, je laisserai ici parler le Dr LUQUET : nombre d'exposants présentent leur chien campé des postérieurs, alors que les membres antérieurs conservent des aplombs normaux. En disant quainsi le chien est bien placé, ils commettent une méprise. |
| A ce sujet nous ne pouvons mieux nous exprimer quen reprenant ce que le Professeur BRESSON a écrit : << Ceci nous amène à regretter la façon dorigine anglo-saxonne, dont trop de chiens sont présentés dans les rings, les membres postérieurs en extension exagérément campé en arrière, le dessus allant en montant, le propriétaire accentuant encore cette position artificielle en plaçant une main sous le menton, | ![]() |
| et lautre au niveau des jarrets ainsi que cela se fait couramment dans les expositions américaines, la silhouette ainsi obtenue est peut-être élégante, agréable à oeill; elle est conventionnelle, illogique et rend impossible tout jugement raisonnable. Elle fausse la conformation et les aplombs du sujet. >> |
Jajouterai encore ceci, extrait dun article du Professeur QUENNEC: Au plan des expositions, la doctrine préconise une présentation en main, permettant de camoufler les défauts anatomiques, avec une attitude campée sur les antérieurs, tête levée et un arrière-train surbaissé, cela donne beaucoup de brio à lanimal, mais cette attitude est celle dune menace agressive, souvent associée à une peur masquée. Aux U.S.A., HUMPRHEY et WARNER suivis par des nombreux autres auteurs, trouvent une forte corrélation négative entre tempérament équilibré et victoires aux Expositions Je laisse à chacun le soin de méditer les opinions des hommes de science, qui connaissent beaucoup mieux que de simples cynophiles ce qui correspond à la morphologie dun animal. Puissions nous les ecouter. Tous autant que nous sommes, juges, éleveurs, amateurs, nous avons une part de responsabilité dans le maintien des espèces. Nous avons le devoir de les conserver et de les respecter et non de les modifier selon nos goûts, nos fantasmes, nos vanités et nos intérêts. Ils ne sont pas nos esclaves mais des êtres vivants auxquels nous devons protection. |
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