Mon propos

Tableau

C’est par hasard, que j’ai rencontré le Lhassa-Apso.

Je fis la connaissance de Mlle Violette DUPONT, et fut fascinée par sa personnalité et la beauté de ses chiens. J’entrais sans le savoir dans un monde qui m’était totalement étranger, celui des " amateurs de chiens ".

Entre le Lhassa et moi s’établit un pacte qui dure encore aujourd’hui après de longues années.

Par l’intermédiaire de Melle DUPONT j’eus le privilège de connaître
l’Hon. Mrs BAILEY et Lady Freda VALENTINE auprès des quelles j’appris beaucoup de choses sur les Apso, car elles furent toutes les deux à l’origine de l’établissement officiel de la race en Angleterre.

Je ne suis pas éleveuse, j’ai fait deux portées que j’ai gardé et j’ai toujours manifesté un grand intérêt à la race.

J’ai pu réunir un bon nombre de documents, de textes et de photos à son sujet. Entant expert confirmateur de la race j’ai eu l’opportunité de pouvoir observer avec attention le chien et son évolution, c’est pourquoi, connaissant la race depuis 35 ans, c’est avec une grande tristesse que je la vois s’éloigner chaque fois plus du type d’origine.

Trop grand, trop fort, trop lourd, trop de poil, trop de tout !

C’est le Tibétain à la mode Occidentale, reflet de la société de consommation et à mille lieues de l’authentique Apso, incarnation parfaite d’un pays où le mental prime sur le matériel, où la nature façonne les êtres vivants pour une adaptation au milieu ambiant, où la spiritualité imprègne les hommes et les bêtes au point que le comportement, l’allure et l’expression aristocratique de cette race, ne se retrouve plus dans les Lhassas modernes.

On a gommé l’authenticité au profit du spectaculaire.

C’est pour toutes ces raisons, qu’aujourd’hui, profitant de ce merveilleux moyen de communication qu’est Internet, j’ai espoir qu’entre tous les amateurs sincères de la race, nous parviendrons à conserver pour le vrai Lhassa-Apso, une place digne de son passé.


Yolande De Zarobe