De nombreux chiens (même parmi les champions) ont une démarche qui ne correspond pas à la démarche correcte du Lhassa.
En effet, ils lèvent anormalement haut les pattes arrière en montrant largement leurs soles à la manière du Cocker Américain.
En revanche, la démarche correcte du Lhassa est sautillante. Il trotte léger.
Cette différence n’est pas un simple détail, c’est même un très grave défaut résultant d’une mauvaise angulation et donc d’une mauvaise morphologie du chien
D’après la thèse du Dr. Lescure (1960), réalisée scientifiquement à l’aide de radiographies faites sur des sujets Annapurna de Mlle Dupont, et proches des chiens d’origine, l’angle scapulo-huméral chez le Lhassa est de 115°.
Chez le Lhassa, plus l’angle scapulo-huméral est ouvert (115°), plus le cou semble court et l’angle tibio-tarsien est ouvert (150°). Cela donne au chien de bons aplombs et une démarche légère (propulsion et traction), trottant menu, comme sur des coussins d’air. Les soles des pattes arrière se voient à peine. Sa démarche est correcte.
En revanche, plus l’angle scapulo-huméral est fermé (90°), plus le cou semble long (les premières vertèbres dorsales apparaissant avec les vertèbre cervicales) et l’angle tibio-tarsien est fermé (110° environ). Cette angulation accentuée de l’arrière-main donne au chien une propulsion forcée soulevant exagérément les pattes arrière. Sa démarche est incorrecte.
Quelque soit sa race, le chien a toujours sept vertèbres cervicales, treize vertèbres dorsales et sept vertèbres lombaires.